jeudi, 23 novembre 2017

La chasse est ouverte

La vague de dénonciation actuelle aux States (sans oublier les imitateurs patentés européens) n'est pas sans rappeler la période atroce du maccarthysme de 1950 à 1954. C'est une forme d'épuration, où le système roule les mécaniques et où on peut vérifier à quel point les gens sont prêts à dénoncer n'importe qui pour être dans la ligne officielle. C'est de l'inquisition, puisque dans la plupart des cas, le "dénoncé" est incapable de prouver son innocence, alors qu'inversement, une simple dénonciation vous met au pilori. Ces phases de folie collective sont aussi un grand moment de règlements de compte. C'est alors que l'on peut constater toute la grandeur de l'âme humaine (je rigole). Pourtant, il se trouvera toujours l'une ou l'autre personne courageuse et souvent inattendue, pour vous défendre contre l'hystérie collective.  

09:49 |  Imprimer

mercredi, 22 novembre 2017

Sailing down my golden river

A voir et écouter sur YouTube: Arlo Guthrie et sa fille Sarah Lee Guthrie. Ils chantent en dehors de leurs propres oeuvres des chansons de Woody Guthrie, mais surtout des pépites de Pete Seeger, le chanteur du mouvement pacifiste et anticapitaliste américain, décédé voilà peu. C'est l'Amérique que j'aime: proche du peuple et du monde ouvrier, et aussi de la nature. C'est l'Amérique (très) à gauche des Démocrates.    

23:29 |  Imprimer

Ode à ma famille

Voilà. C'est notre dernière rencontre. Je vous ai assez vus. Famille ingrate, inculte et introvertie, chasseurs de nombril, égoïstomânes ou flaneurs syndiqués! Vos âmes sont pourries jusqu'à l'os, et vos os sont pourris jusqu'à l'âme. Je ne regretterai aucun d'entre vous. Vous êtes sans honneur, sans fidélité, et même le moindre sourire semble vous coûter à chaque fois une ride de plus sur vos fronts bas et calculateurs. Le livre, vous le connaissez grâce à la télévision et votre goût artistique est à l'image de vos tapis de salle de bain, vous êtes d'abominables honnêtes gens, qui regardent sans sourciller chaque gouvernement commettre les pires méfaits, l'essentiel étant qu'on vous laisse votre vie. Pourquoi d'ailleurs? Car si vous n'existiez pas, cela changerait-il le chant des oiseaux ou le murmure d'un ruisseau? Allons, je vous endure depuis trop longtemps. Il est temps de se quitter. Ce dont je vous parle, vous ne saurez jamais le comprendre. Même morts, vous serez toujours de ce monde, alors que moi, dès ma naissance, j'ai été catapulté dans un au-delà auquel vous n'accéderez jamais. Bien sûr, je vous aime. Vous êtes miens. Mais je ne peux plus vous voir, car à mon âge, le dos ne permet plus de se pencher aussi bas. Rideau!

19:33 |  Imprimer