mardi, 11 juillet 2017

A qui le tour ?

La guerre réelle ou en tant que menace constitue l'arme majeure des classes dirigeantes, toujours enveloppée dans du papier de vertu, toucher velours. On nous envoie toujours au front parce qu'il y a, en face, un méchant particulièrement exécrable, chez qui, généralement, la même propagande fonctionne en sens inverse. Alors que tout problème peut et doit être discuté pour trouver une issue honorable pour chaque partie, les Etats préfèrent souvent le recours à la violence. Dans 100% des cas, la cause en est économique et donc sociale, parce que l'économie est entre les mains de quelques familles (dans le sens arabe ou wallon du terme). Ces familles emmerdent le peuple depuis la Renaissance. Imaginez ce que serait notre bonheur sans toutes ces guerres décidées par ces happy few, sur qui ne retombent pour ainsi dire jamais les rigueurs de la guerre. Même tonton Krupp a pu récupérer fortune, villa et empire après la guerre, après avoir financé, avec d'autres, l'avènement de Hitler et la suite des choses, alors que la piétaille du parti a été poursuivie et ruinée, vivant des années comme des réprouvés. Les membres d'En Marche devraient se méfier. Brigitte pourra toujours retourner vendre des macarons à Amiens, alors qu'eux seront peut-être pourchassés dans les rues d'une nouvelle République. Mon père m'a dit un jour d'équinoxe: "Dans le chaos de l'histoire, il existe pourtant une règle immuable: c'est chacun son tour."  

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