lundi, 05 juin 2017

Un vaudeville sanglant

Je me souviens. Parmi les premières victimes des bombes des Forces du Bien sur Tripoli figurait une des filles, très jeune, de Mouamar Kadafi. La presse européenne ne s'est pas battue pour obtenir des photos du petit cadavre ensanglanté. Cela aurait été mauvais pour son oeuvre de propagande. La presse européenne n'a pas non plus publié des photos des 70 cadavres de ce mariage au Pakistan, qu'un droniste des forces US a confondu avec un rassemblement d'extrémistes. Hop. Eliminés. Pas de photos des enfants morts. Monsanto et ses produits insecticides... Le Pentagone et ses armes infanticides... Les Etats et leur presses inféodées décident quelle petite bouill(i)e innocente aura droit à sa photo en première page. Non pas pour pleurer. Mais pour hypnotiser l'opinion publique. Le drame humain, c'est que nous sommes parfois amenés à nous battre aux côtés et pour des ordures abjectes, parce que la vie nous a placés dans tel ou tel camp. Si tu cherches la justice et l'équité, tu seras vite flingué des deux côtés. Alors choisis ton camp, sans illusions, et évite de t'essuyer les semelles sur le cadavre de ton soi-disant ennemi, quand c'est toi qui a le dessus. Je comprends les soldats de 14-18 qui se sont retournés contre leurs propres officiers qui étaient pourtant eux-mêmes victimes des ordres donnés par les "champagnards" à la Pétain, qui sautaient leurs secrétaires et cuvaient du roteux à au moins 50 km du front. Rappelons-nous aussi que 99% des guerres modernes sont faites au nom du fric et de l'industrie. La croissance de l'économie va généralement de pair avec la croissance des cimetières. Nous sommes toujours dans la lutte des classes, la patriotisme ayant été inventé pour éliminer la main d'oeuvre superflue. Comme disaient les Doors: "No one here gets out alive". J'oserais ajouter "and clean". La vague actuelle de terrorisme va amener les populations blanches européennes à préférer une soumission à la charia, seul moyen de retrouver la paix intérieure. Vous verrez. Par un incroyable hasard, les grands industriels vont être les premiers à prévoir des salles de prière, car quand c'est Allah qui vous dicte les horaires de travail, la notion de grève sera reléguée aux contes des mille et une nuits. Depuis que j'ai lu Sherlock Holmes (mon préféré est Le signe des quatre), j'ai appris à me poser une question: à qui le crime profite-t-il?

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