samedi, 25 février 2017

Au pilori pour la hainième fois !

Bruxelles, rue Montoyer, à 20 m de chez moi, ils détruisent un building de la Commission européenne. Cela fait 3 semaines que des grues arrachent pan de béton après pan de béton, soulevant d'immenses nuages de poussières toxiques. Pour éviter que celles-ci se dispersent, un ouvrier est là, tenant un tuyau d'arrosage de jardin à la main, d'où sort ce qui sort du Manneken Pis les jours de coupure d'eau. Dernièrement, je vois un attroupement devant le building alepisé: deux flics imposants et un semi-vieillard à la tronche de musaraigne, casqué de plastique. J'aborde les flics en leur faisant remarquer que l'arrosage est totalement bidon et que le bas de la Montoyer ressemble déjà à du Pompeï. Les flics me disent de raconter à cela à la Musaraigne, car ce serait le grand patron des travaux. Pendant que je réitère mon blabla, le grand chef casqué me regarde comme on regarde une fourmi au moment où on va lui marcher dessus. A peine ai-je raconté mon histoire que le plus gradé des flics me gueule à l'oreille: "Voilà, vous avez pu lui dire ce que vous aviez à dire". Cela a été prononcé sur un ton menaçant, comminatoire, du style: barre-toi, petite fourmi, tu as assez braillé. Non, nous ne sommes pas au Columbania ou au Mongolistan. En Belgique, les lois doivent uniquement être respectées quand le régime le décide. Ceux qui en Belgique regardent du haut vers le bas voient une magnifique démocratie, où leurs gains affluent en masse, non pas malgré, mais bien grâce aux lois qu'ils (dé)tricotent sur mesure. Mais lorsque le peuple regarde vers le haut, il voit une bande organisée piller pays et peuple impunément depuis le départ de l'occupant nazi, comme si le fait d'avoir chassé les nazis et leurs copains leur donnait tout à coup des droits divins et éternels sur le pays. Cette caste de droit bancaire qui nous régente et nous vole donne entièrement raison à ceux qui ont déjà critiqué, voire vomi en son temps les milieux politiques belges des années 1930. A croire qu'après fortune faite au Congo, la haute bourgeoisie titrée a voulu continuer ses bonnes affaires au plat pays. En effet, en Belgique, il y avait aussi une bonne mine à exploiter: le peuple.  

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